Question de confiance

Ces derniers jours j'ai pu remarquer quelque chose qui me fait terriblement plaisir : des amis, connaissances, ou simples inconnus me contactant par le biais d'une personne plus proche, me demandent conseil.

Bon, des amis qui vous demandent votre avis, on en a tous me direz vous, c'est le propre des amis. Là, c'est différent. On ne me demande pas quelle robe choisir ou comment réserver un nom de domaine, on me demande des compétences, de la mise en contact.

"Salut Jérémy, dis moi, tu ne connaîtrais pas quelqu'un qui puisse nous accompagner dans la création de notre entreprise ? J'ai l'impression de perdre pied et j'aimerais avoir un avis neutre..."

Alors pourquoi tant de plaisir ? Je ne vais pas revenir sur le pourquoi du comment de la satisfaction personnelle à rendre service, beaucoup d'études sont disponibles en ligne :) Non, mes raisons, les vraies.

Tout d'abord, on s'adresse à moi. Pas quelqu'un d'autre, moi. Je vous l'accorde, je fais sans doute partie d'un groupe de personnes à qui on a demandé conseil (groupe que je sais d'expérience bien restreint), MAIS je m'en fiche, encore une fois, on me le demande à moi.

Ensuite, on ne me demande pas un service ("tu pourras tondre la pelouse s'il te plaît ?"), mais une mise en relation. Indirectement, on ne me demande pas du temps pour accomplir une tâche, ou une action directe, mais une intermédiation. On accorde donc une certaine valeur à ma capacité d'évaluation des compétences de mon réseau.

Enfin, tout ceci tombe extrêmement bien, c'est l'objectif d'Avdice. Pour rappel, avec Avdice, nous mettons en relation donneurs d'ordres et prestataires d'une toute nouvelle façon, et ça fonctionne. Hier encore, un consultant m'envoyait un mail en me disant "Je me suis permis de contacter le donneur d'ordres qui a passé la dernière offre pour lui recommander une équipe avec qui j'ai l'habitude de travailler". Vous avez très bien fait, c'est le but de notre application !

Bref, je suis content, nous allons bientôt passer en bêta publique, nous allons bientôt commencer à changer la donne, redéfinir les règles du jeu.

Un grand Merci à vous, qui nous accordez votre confiance, nous ne vous décevrons point.

Hello World !

Laissez moi vous présenter le projet sur lequel Romain, Julien et moi travaillons depuis quelques temps déjà : Avdice.

Avdice est une place de marché spécialisée dans la prestation intellectuelle. En d'autres termes, il s'agit d'une application web qui permet aux freelances réellement indépendants (portes fermées au portage salarial) ou associés au sein de structures à taille humaine d'organiser leur prospection, de lisser leur activité et de gagner en visibilité.

Pour les donneurs d'ordres, l’objectif est de dénicher les meilleurs prestataires de leur réseau et de les mettre en concurrence par le biais d'annonces ou d'appels d'offres.

Nous sommes bien conscients que ce type de places de marché existe déjà et c'est d'ailleurs pour cela que nous lançons Avdice. Je vous explique :

De nombreuses places de marché existent sans pour autant pleinement satisfaire chacune des parties. Combien de fois avons-nous entendu...

Non, ce site n’est pas pour moi ! Tu vas dessus pour te faire tes premières références à très bas prix, rien de plus

ou encore...

C'est impossible de proposer une prestation à ce prix-là et dans un délai si court ! Le client il va se faire avoir !

voire...

Je reçois 3 à 5 devis gratuitement, je veux bien, mais qui m'envoie le devis ? Le plus rapide ? Non merci, moi je veux le meilleur !

Nous pensons avoir trouvé une façon de répondre efficacement à votre besoin. Voici ce que nous proposons :

  • Considérons le donneur d'ordres au même niveau que le prestataire. Nous ne voyons pas pourquoi le prestataire devrait payer quoique ce soit pour utiliser pleinement l'application alors que tout est gratuit pour le donneur d'ordres. Que chacun ait la même implication !
  • Arrêtons de tuer les prestataires avec des commissions ou des modèles tels que les enchères inversées qui n'ont pas lieu d'être. L'intérêt de ce type de places est de trouver des missions, pas de perdre en compétitivité.
  • Utilisons (enfin) la puissance du web pour vous permettre de trouver ce que vous cherchez.

Qu’apportons-nous en termes plus clairs ?

  • Un référencement plus intelligent. Référencez vos compétences même si elles ne sont pas déjà présentes dans nos bases.
  • Arrêtez de perdre du temps à lire des offres qui ne correspondent pas à ce que vous cherchez. Définissez votre profil de prospection et le tour est joué !
  • Recherchez un prestataire dans votre réseau grâce aux annonces. Relayez automatiquement votre offre sur votre twitter et votre linkedin.
  • Sélectionnez les prestataires que vous souhaitez mettre en concurrence grâce aux appels d'offres. Eux seuls recevront l'offre, eux seuls vous répondront.

Prestataires : notre objectif est de vous permettre de gagner en visibilité. Pour cela, nous mettons à votre disposition une application qui vous aidera dans vos démarches commerciales.

Donneurs d'ordres : notre objectif est de vous permettre de trouver le prestataire qui répond le mieux à vos attentes. Jamais nous ne vous remplacerons dans la décision la plus importante, le choix du prestataire.

Une dernière chose... Donneurs d'ordres, prestataires, cette place de marché est la votre. Elle deviendra ce que vous en ferez !

L'entrepreneur du 21e siècle

Lors de mon dernier article je vous présentais une revue que j'aime beaucoup, Problèmes économiques.

Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu'au moment de prendre le train je tombe sur leur dernière parution, L'entrepreneur du XXIe siècle.

Je vous en recommande très fortement la lecture. Point de conseil à tout entrepreneur en herbe, mais plutôt de très bons articles sur ce mouvement entrepreneurial que nous pouvons connaître, une sorte de prise de recul ayant pour objectif de nous apporter les réponses à des questions de type "Pourquoi ? Depuis combien de temps ? Comment ?" etc.

Je vous laisse découvrir leur présentation :

Des start up de la Silicon valley aux PME innovantes françaises, ce numéro esquisse le portrait-robot de l'entrepreneur-créateur au XXIe siècle et analyse les mécanismes à l'oeuvre dans le processus de création d'une entreprise aujourd'hui.

Quelques points à retenir de ce numéro :

  • Quels facteurs déterminent le passage à l'indépendance ? Ouverture à l'expérience, extraversion, stabilité émotionnelle, locus de contrôle interne et acceptation du risque.
  • Concept de "locus de contrôle" : considéré comme un élément essentiel de la personnalité de tout entrepreneur. Pour faire simple, c'est ce qui fait qu'une personne attribue les évènements auxquels il est confronté à ses propres décisions, ou non. On a donc le locus de contrôle interne et le locus de contrôle externe. Une personne ayant un fort locus de contrôle interne aura donc (ne serait-ce que) l'impression que les résultats de son entreprise sont dûs à ses propres actions et décisions.
  • La question des concours (du start-up week end au Concours national d'aide à la création d'entreprise) : présentés comme un passage obligé pour le lancement d'une start-up, ils représentent d'après l'auteur une façon de pallier aux manquements du capital risque. En quelques mots, il s'agirait d'un bon moyen pour trouver les premiers financements du projet.

Note perso : Même après la lecture de cet article, je continue de penser ce que j'avançais dans mon mémoire. J'entends par là "attention au temps passé à préparer ces concours et à obtenir ces aides, car le temps que nous pouvons y passer est du temps en moins passé à nous concentrer sur nos prospects, nos clients".

  • A propos d'un Nasdaq européen (rien ne vaut un petit extrait) :

L'économie numérique et de l'Internet représente environ 3,2% du produit intérieur brut français et emploie plus de personnes que le secteur de l'énergie ou de l'agriculture. ... Il serait donc nécessaire de faciliter l'introduction en bourse des start-up, ce qui permettrait aux fondateurs de rester plus longtemps aux commandes et aux financiers de récupérer les bénéfices dans de meilleurs conditions.

Conclusion : à lire de toute urgence...

Quel modèle pour la curation ?

S'il y a bien une pratique que le web n'a pas inventé, c'est la curation. C'est tellement évident que je me demande même s'il convient (encore) de le souligner. Qu'importe : je ne connais personne qui aime le terme, j'en connais beaucoup qui en revendiquent la pratique et j'en connais un qui n'a manifestement pas compris en quoi cela pouvait consister.

Ce qui m'intéresse, c'est de savoir qui, comment, pourquoi, enfin les questions classiques quoi.

Connaissez vous le magasine « Problèmes économiques » ? Voilà un bel exemple de « curation » bien orchestrée. Moi, décideur, passionné, j'adore lire. Articles, dossiers, livres blancs, de manière générale, tout ce qui concerne Internet, l'informatique, le web, les réseaux sociaux, le capital risque, l'environnement start-up, etc. Alors lorsque je vois en première page d'un magasine d'apparence sérieuse un dossier intitulé « La bataille des géants du numérique » et qu'en le feuilletant je m'aperçois que les articles que je vais lire sont issus d'autres éditions (à savoir Enjeux les Echos, Alternatives Economiques, Bloomberg Business Week, Wired, The Economist...), je craque, je lâche mes 4,7€. Suis-je le seul ? Clairement non.

Alors, quel modèle pour quelle valeur ajoutée ?

L'intérêt principal de la curation est d'arriver à cibler très précisément un contenu intéressant et à le mettre à disposition d'un lectorat avertit. Le principe sous-jacent demeure donc : une expertise pour cibler. Qui mieux qu'un expert dans son domaine peut cibler un contenu intéressant ?

Première question : que vend-on ? La possibilité de revendiquer et « prouver » par l'exercice l'expertise en question ? La possibilité de toucher un lectorat averti ? L'exercice en lui même ?

Seconde question : pourquoi s'adonner à la curation ? Pour revendiquer l'expertise en question ? Par pur plaisir ? Pour vendre notre sélection / relai (cf question précédente) ?

Ainsi, comme principaux modèles nous allons pouvoir trouver :

  • l'éditeur de logiciel
  • le distributeur / l'intermédiaire
  • le « curateur professionnel »

Quelle valeur ajoutée ? Quelle offre ?

Admettons le modèle de l'éditeur de logiciel. Ce dernier met à disposition de ses utilisateurs un outil leur permettant de faire valoir leur expertise. De là, quelques possibilités d'action : on vend l'accès à l'outil, on donne l'outil et vend du conseil, des formations, etc. Du classique j'ai envie de dire.

Ensuite, il y a le distributeur. Il fédère une communauté bien spécifique et propose à des éditeurs de toucher cette communauté. Là, ça se complique. Quel est le modèle de cet éditeur ? Quelle est sa valeur ajoutée ? Finalement, que vend-il ? Car si la commission est le modèle de base d'un intermédiaire, ici, la question de la génération de trafic mérite d'être posée dans la mesure où certains ne comptent que la publicité comme source de revenus.

Enfin, le « curateur professionnel ». Exemple même du magasine « Problèmes économiques ». Je sélectionne des publications intéressantes, m'acquitte des droits d'auteurs (licence ou autre), et revend un package, sorte de dossier.

Bien sûr, il y a le méga combo : allier les deux premiers modèles. J'offre la possibilité à tout à chacun de fédérer une communauté autour de son expertise et je lui propose de relayer les contenus de personnes qui me paieront pour qu'il le fasse.

Alors, à votre avis, quel est le modèle le plus intéressant ?

[Decideurstv.com] Marc Simoncini

Marc Simoncini, ou un parcours qui donne envie, un état d'esprit que j'adore : de la simplicité, de l'humilité; à voir absolument...


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